Intervention de Mireille PEIRANO
Bonsoir Toulon !
Bonsoir le Var !
Bonsoir la gauche !
Mesdames et Messieurs, chers amis,
Nous voici enfin rassemblés pour ce grand meeting départemental, à quelques jours du 1er tour des élections régionales.
Je tiens en premier lieu à vous remercier toutes et tous, d’être venus en si grand nombre, des quatre coins de notre département.
Que vous soyez militants, sympathisants, acteurs de la vie économique, sociale et culturelle, simples citoyens qui ne vous résignez pas, vous représentez tous, dans votre diversité, l’esprit d’ouverture et d’union, qu’a souhaité insuffler Michel Vauzelle, tout au long de cette campagne.
Il y a dans cette salle des visages connus, et notamment l’ensemble des colistiers varois rassemblés derrière notre président Michel Vauzelle et notre tête de liste départementale, Robert Alfonsi.
Vingt-cinq personnalités, des hommes et des femmes d’expérience, qui mènent un combat extraordinaire pour faire gagner la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Je tiens ici à saluer comme il se doit leur engagement, leur combativité et leur détermination sans failles.
Je tiens également à saluer tous les élus présents à nos côtés, maires, conseillers généraux, conseillers régionaux, saluer aussi notre parlementaire, le sénateur Pierre-Yves Collombat.
Je salue aussi Laurent Pozzi-Pasquier, 1er secrétaire du Parti Socialiste de Toulon.
Laurent, dont la tâche est ardue dans cette ville de Toulon, tient courageusement la barre, ce qui est normal pour un avocat du barreau, avec le talent et la pugnacité que nous lui connaissons tous.
Mes derniers remerciements iront à ceux qui m’ont rejoint sur cette scène et que je vous demanderai d’accueillir comme il se doit :
Marc Vuillemot, mon ami, maire de La Seyne s/mer, vice-président de Toulon Provence Méditerranée.
J’aimerai que Marc vienne à mes côtés pour présenter avec moi les intervenants de ce soir.
Marc a conquis de haute lutte la plus importante ville gagnée à gauche en région Provence Alpes Côte d’Azur lors des dernières municipales. On ne présente plus Marc, tant sa popularité, sa proximité forte avec ses administrés et sa verve républicaine ont gagné depuis longtemps l’estime des hommes et des femmes de gauche, et le respect de ses adversaires politiques.
Joël Canapa, vice-président du Conseil Régional, conseiller municipal d’opposition à La Garde, membre du Parti Communiste .
Mon cher Joël, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous menons ensemble cette campagne des régionales. Grâce à tes compétences et à la force de tes convictions communistes mises au service de l’intérêt général, tu représentes pour notre liste un allié de poids, qui a su participer au sein de notre majorité régionale, au très bon bilan de notre président.
Robert Alfonsi, vice-président du Conseil Régional, conseiller municipal de Toulon, conseiller communautaire, tête de liste de Michel Vauzelle pour le Var .
Mon très cher Robert, notre longue amitié et notre cheminement politique commun sont connus. C’est pour moi un honneur que de t’accompagner dans cette campagne. Tu conduis notre liste avec énergie et talent, et ton expérience d’élu local et de vice-président de Région sont unanimement appréciés.
Mesdames et Messieurs, je vous demande enfin d’applaudir comme il le mérite notre candidat, Michel Vauzelle ! .
Cher Michel, tu as placé cette campagne électorale sous le signe de la défense de nos valeurs républicaines.
Rassembler, résister, inventer et protéger, quatre verbe d’actions, quatre ambitions novatrices pour une région unie, fraternelle et solidaire.
Une région rassemblée autour des identités culturelles et historiques qui en font l’un des territoires les plus attractifs de notre pays.
Une région qui doit résister, à sa mesure, face à la politique destructrice de Nicolas Sarkozy et de l’UMP, destructrice pour nos services publics, destructrice pour nos libertés publiques, pour notre économie et nos emplois.
Oui, aujourd’hui, la résistance n’est pas un mot galvaudé, car l’un des enjeux de cette élection régionale, c’est bien la sauvegarde de nos valeurs républicaines, ferments de notre unité et du vivre-ensemble.
Une région où l’invention doit servir à croire en Demain. Et les atouts humains de nos territoires sont à la hauteur de cette ambition, dans le domaine économique, social, culturel, dans les champs de l’économie sociale et solidaire, du développement durable et des nouvelles technologies.
Une région enfin, où protéger est notre devoir à tous, dans cette période de crise économique, où la quête de justice sociale et la défense de nos concitoyens les plus en difficulté sont des défis majeurs, des défis qu’il faut relever au quotidien pour construire un avenir partagé.
Mesdames et Messieurs, mes chers amis,
Comme nous sommes hommes et femmes de progrès, républicains, nous sommes évidemment respectueux de l’autre et ouverts au débat démocratique.
C’est, en cette journée mondiale des femmes, plus encore que d’habitude, une évidence !
C’est pourquoi, soyons fous ! nous aurions pu inviter ce soir certains de nos concurrents politiques de droite qui ont désespérément cherché à se faire entendre au cours de cette campagne.
Nous aurions pu le faire, mais rassurez-vous, cela n’a pas été possible.
Ce soir, je vous le dis, on n’est pas couché !
Nous ne recevrons pas ce soir le maire de La Garde, Jean-Louis Masson.
Vous me direz : pourquoi l’inviter, puisqu’il n’est pas colistier de l’UMP ? Pourtant, chers amis, il a tenté de se dépenser sans compter au cours de cette campagne.
Il l’a fait, rendez-vous compte, parce qu’il a découvert, horrifié, qu’en démocratie, certains avaient tout simplement le droit d’exprimer une opinion différente de la sienne.
Nous ne le recevrons pas car, depuis quelques temps, Monsieur Masson suit avec assiduité des cours de comédie grivoise, sans doute avec Jean-Marie Bigard ou Lagaff, ses maîtres à penser.
Ses talents d’imitateur lui tenant lieu de viatique politique, et la subtilité n’étant pas sa qualité première, il voit tout son temps actuellement occupé par des répétitions harassantes qui l’empêchent fort heureusement d’être à nos côtés !
Nous avons également un temps pensé à inviter Josette Pons et Elie Brun.
Hélas, l’une et l’autre sont empêtrés dans une réflexion existentielle qui occupe toute leur activité d’élue : avec autant de mandats, il est vrai, comment s’y retrouver ?
Députée du Var et vice-présidente du Conseil Général pour l’une, sénateur maire pour l’autre, sans compter les fonctions intercommunales à exercer, l’ennui guette tout de même.
Alors, pourquoi ne pas devenir conseiller régional ? Oui, mais alors, en cas d’élection, que faire ? Abandonner son mandat de maire ou de parlementaire ? Y aller pour du beurre ?
Autant de questions essentielles, qu’il est de bon ton de se poser en ces temps de crise, histoire de participer activement à la réhabilitation de la chose publique ! Peser le pour et le contre, choisir de ne pas choisir, vous ne pouvez pas imaginer le temps que ça prend !
Alors, pour les invitations, on verra plus tard !
Nous ne recevrons pas non plus Hubert Falco, membre du gouvernement, maire de Toulon, Président de la communauté d’agglomération Toulon-Provence-Méditerranée, l’invitation n’a même pas été envoyée.
Il faut dire que nous n’avons pas su à quel titre nous devions la lui adresser.
Candidat déclaré du président Sarkozy, il a hésité jusqu’au dernier moment et puis il s’est ravisé, pour de nobles raisons : il voulait d’abord servir Toulon, la ville dont il est maire. Emotion, quand tu nous tiens...
Et puis, finalement, sans être candidat, il l’est quand même, car on ne refuse rien au président.
Tête de liste dans le Var, on jurerait qu’il est tête de liste régionale, puisque son portrait, et seul le sien, décore les panneaux officiels de nos villes et villages.
Il est candidat sans l’être, tout en l’étant et, franchement, comme cela se dit partout et comme il le chuchoterait lui-même : « vivement que ça se termine ! »
Mais voilà que je me perds dans ces invitations, ah oui : Thierry Mariani !
Il faut dire que le verbe « perdre » lui va comme un gant !
L’inviter ? Impossible ! Ce soir, nous ne recevrons pas non plus Thierry MARIANI.
Envoyé spécial du chef de l’Etat en Afghanistan, avouez que nous prenons des risques insensés !
Inscrit en classe de découverte au Conseil Régional lors de la dernière mandature, brillant par son absence remarquée dans l’hémicycle régional, il est tout sauf assuré qu’il retrouve son chemin, de Valréas, terre politique d’origine dont il a été chassé, jusqu’à Toulon !
Accusant également quelques lenteurs à l’allumage, question cycle de sommeil, décalage horaire et maîtrise des dossiers régionaux, nous l’avons finalement invité à effectuer deux achats cruciaux pour son avenir politique : un GPS et un réveil avec, en prime, un cadeau gratuit, le « pack » bilan et projet de Michel Vauzelle.
Enfin, cerise sur le gâteau, car nous ne nous refusons rien ce soir, nous avons caressé l’espoir d’inviter Nicolas Sarkozy. Peine perdue..
Inviter le chef de l’Etat ? Mais quand l’inviter ? Sarkozy s’invite partout et à toute heure et, singulièrement, au cours de cette campagne des régionales ! On a même frisé le pathétique, en apprenant qu’il envisageait de tenir meeting à Marseille, le même soir que notre candidat Michel Vauzelle.
Et puis, il s’est ravisé. Concurrencer le même soir Michel Vauzelle, un véritable Homme d’Etat, c’était prendre un trop grand risque : celui d’apprendre son métier...
Car, comme le dit si bien l’éditorialiste Thomas Legrand, Sarkozy, « ce n’est rien... qu’un président qui nous fait perdre du temps. ».
L’inviter, oui, mais à quel titre ?
Président de la République le jour, chef de l’UMP la nuit, il est dans l’hyper-communication permanente et stérile.
Tour à tour, il vole au secours de sa candidate UMP en Ile-de-France, sermonne ses ministres en campagne, et, choix tout à fait hasardeux, organise des assises de l’Industrie en annonçant des batteries de mesure qu’il ne mettra pas en œuvre, le tout, en pleine campagne électorale !
Alors ce soir, nous ne recevrons pas Nicolas Sarkozy.
Non, mesdames et messieurs, chers amis, à bien y réfléchir, et malgré toute notre bonne volonté, nous n’avons pas pu nous résoudre à lancer ces invitations.
Nous avons, avec Michel Vauzelle, lancé l’invitation au débat et à la rencontre citoyenne sur tous les territoires de notre région.
Et cette invitation, vous y avez répondu massivement ce soir. Tout comme les milliers de varoises et de varois qui nous ont accompagné et soutenu depuis plusieurs semaines, dans nos réunions publiques, sur le terrain, sur les marchés, dans nos quartiers, dans nos villes et nos villages.
Partout, l’accueil a été remarquable, la discussion et la contradiction passionnantes.
Nous continuons ce soir, et jusqu’à la fin de cette campagne, notre combat pour la victoire du projet républicain de Michel Vauzelle.
Cette campagne, dont le 1er tour, nous le dirons jamais assez, constitue l’étape essentielle, l’étape cruciale.
Oui, mesdames et messieurs, mes chers amis, nous vous invitons ce soir à creuser le sillon de notre victoire, pour cheminer ensemble en République, vers plus de progrès, vers plus de solidarité et de fraternité !
Je vous remercie.
Je donne maintenant la parole à Joël Canapa, vice-président du Conseil Régional, et candidat varois de Michel Vauzelle, et de l’Alliance de l’Olivier.
Seul le discours prononcé fait foi
Intervention de Joël CANAPA
Mesdames, Messieurs,
Chers Amis,
C’est avec beaucoup de plaisir et je dois bien l’avouer avec une grande émotion que nous, les candidats varois, nous vous retrouvons ce soir si nombreux, à 6 jours seulement du premier tour du scrutin régional.
Comme à Mayol si proche, nous formons un pack soudé, nous poussons, nous avançons pour faire gagner nos idées, pour faire gagner le progrès, pour faire gagner Michel Vauzelle. Comme au rugby, nous sommes tous différents et tellement complémentaires. Michel Vauzelle a réussi à constituer, dans le Var, l’alliance de l’olivier. Des communistes, des écologistes, des citoyens très engagés dans la vie publique entourent les militants et responsables socialistes.
Notre bilan des douze ans écoulés est excellent. Ceux qui ont contribué à le construire et qui font listes à part le confirment. Notre adversaire Mariani le conteste mais ce n’est pas à Kaboul ou à Kandahar, qu’il a pu connaitre l’action de la Région. Il aurait fallu qu’il siège au conseil régional pour que ses critiques soient recevables. Le grand absent des six dernières années fourmille aujourd’hui de propositions pour la Région.
L’ennui pour lui est qu’il propose des actions déjà réalisées. Les maisons de la Région, vous les connaissez, ce sont nos antennes régionales, nous les avons créées depuis 1998. Le pass transport, c’est fait dans 13 agglomérations sur 15. Observez d’ailleurs la discrétion de M. Falco sur ce sujet puisque c’est précisément ici, sur le territoire de TPM, que nous n’arrivons pas à avancer. Le soutien au tissu économique est reconnu par la France entière qui érige nos pôles régionaux d’innovation en modèle. Près de trente mille emplois créés, plus de dix mille sauvegardés.
Mais c’est vrai que ces politiques contrarient l’UMP et leurs amis de la finance internationale. Notre soutien aux entreprises s’accompagne du contrôle de l’utilisation des fonds publics. Une mesure supprimée par le gouvernement Villepin et que Michel Vauzelle a créé dès 2004. Ici, pas de prime à la délocalisation, pas d’aides aux licenciements boursiers. Ici, le soutien à l’activité économique, celle qui créée des richesses, celle qui créée de l’emploi.
Non mes amis, nous ne laisserons pas faire Mariani et son équipe ! Si, nous sommes tous réunis ce soir, c’est parce que nous avons véritablement à cœur l’avenir de notre région, de notre département du Var, de Toulon.
Nous sommes tous réunis ce soir parce qu’ensemble nous voulons construire une société plus juste, plus solidaire, où la principale richesse ce sont les hommes et les femmes qui la composent, et certainement pas la société que nous propose Nicolas Sarkozy.
Mais pour cela nous avons un combat à mener, un combat à mener ensemble contre une droite impérialiste qui déshumanise notre société en la marchandisant, une droite qui creuse les inégalités en favorisant les plus riches aux détriment des plus pauvres, une droite qui se moque des politiques publiques de proximité en les asphyxiant.
Cela fait 12 ans, qu’avec Michel Vauzelle, et tous les hommes et les femmes qui le soutiennent, nous avons beaucoup réparé les dégâts causés par la politique ultra libérale des élus de la droite locale.
Est-il besoin de rappeler à l’Ouest le désastreux bilan de Jean-Claude Gaudin, dont l’apparente bonhommie cache mal la dureté et l’égoïsme qui transparaissent dans tous ses actes politiques ?
Nous avons entendu parler à l’Est, des spéculations immobilières, des loyers hors de prix pour les travailleurs pendant qu’Estrosi se découvre Ministre de la désindustrialisation Sarkosienne !
Mais bien sûr, ici, mes chers amis, nous sommes bien servis ! Nous avons M. Falco ! Lui, si courageux, qu’il a lâché ses compagnons en rase campagne par peur d’affronter Michel Vauzelle !
Mariani veut faire à la Région ce que Sarkozy a fait à la France et Falco veut, lui, appliquer le modèle varois à nos six départements. Disons le très très fort, dimanche, nous n’en voulons pas. Les cadeaux aux plus riches, nous n’en voulons pas. La désindustrialisation, les déserts économiques, nous en souffrons déjà trop. Une société pour les plus aisés quand les autres, les plus nombreux, n’arrivent plus à vivre de leur travail, nous n’en voulons pas.
Le bilan de la droite en France, c’est quoi ? Les cadeaux fiscaux pour les plus riches, les délocalisations, les licenciements, l’étranglement des collectivités territoriales et avec elles toutes les politiques qui font le lien social, les associations condamnées et avec elles les politiques culturelles, sociales, sportives, humanitaires, le service public de santé asphyxié par l’effet combiné du déficit organisé des hôpitaux, de la loi Bachelot et du manque annoncé d’infirmières et d’infirmiers.
Et dans le Var, quelle belle illustration de la politique de l’UMP : 160 000 pauvres et 3 millions de repas servis par la banque alimentaire. Il faudra demander une explication à Alain MINC, proche de Sarko, qui a décrété que la crise c’était à 90% dans la tête des gens !
Par contre oui bravo, le projet de Mariani est tout à fait dans la continuité du bilan de la droite. Il pousse même le zèle jusqu’à anticiper la réforme des collectivités territoriales, en excluant de son programme toutes les politiques de solidarités et bien sûr le soutien aux associations. Quel bel avenir il nous promet !
Une société à l’américaine où tout se paie, tout s’achète, où les moins chanceux sont laissés au bord du chemin, nous n’en voulons pas. Parce qu’elle est contraire à notre identité régionale faite de solidarité et contraire à notre idéal républicain de liberté, d’égalité et de fraternité.
Mariani qui veut faire à la Région ce que Sarkozy a fait pour la France ! Ce n’est pas une promesse mais bien une menace !
A cela, nous opposons un projet. Un projet dans lequel la solidarité est la pierre angulaire de toutes nos politiques !
Un bilan et un projet humain qui prônent avant tout la défense du service public dans l’emploi, dans l’éducation, dans la formation, dans le transport…et bien sûr dans la santé.
Président, vous m’avez fait confiance en me confiant il y a six ans, les questions de la santé, de la solidarité et de la sécurité et je crois pouvoir dire que nous avons fait de grandes choses et nous devons continuer, car la politique du gouvernement est alarmante !
Démantèlement des hôpitaux de proximité, sous effectifs chroniques, taxes médicales, déremboursement, augmentation des forfaits hospitaliers…, c’est le vrai bilan de la droite en matière de santé !
Nicolas Sarkozy l’a dit : il veut que les hôpitaux soient gérés comme des entreprises, remettant ainsi en question et sans vergogne un des acquis fondamentaux de l’après guerre qu’est la protection sociale !
Seule Région à le faire avec autant de clarté, nous nous sommes fortement opposés à la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoire, qui est une attaque en règle contre notre service public de santé. Nous refusons que l’hôpital soit considéré avec la calculette du gestionnaire, ce n’est pas sa vocation. Sa vocation c’est de répondre aux besoins de santé de la population partout et pour tous ! C’est pourquoi aussi, nous faisons face avec toute notre énergie, à la compétence que nous a transféré l’Etat en 2004 en matière de formation du sanitaire et du social. Nous nous battons au quotidien avec les professionnels, pour obtenir du gouvernement plus de places pour former les infirmières, car ce que nous avons découvert, c’est que d’ici 5 ans près de la moitié des infirmières partira à la retraite, soit 7000 infirmières !
Que ce passera t’il alors s’il n’y a pas assez de personnes formées pour les remplacer ? La fermeture des hôpitaux ? Nous nous y refusons ! Dès le 22 mars, nous nous engageons à mener les combats indispensables pour former le nombre d’infirmières nécessaires pour pallier aux départs en retraite. Nous ne le ferons pas seuls, nous le ferons avec vous, dans l’action commune pour préserver ce qui constitue un joyau, notre service public de santé qui est encore reconnu comme un des meilleurs du monde. Dès le 22 mars, nous devrons former des majorités d’opinions et d’actions pour préserver notre bien collectif, l’accès aux soins et à la santé pour tous et partout.
Nous voulons créer des Maisons Régionales de la Santé pour faire face aux déserts médicaux dans les quartiers urbains en difficulté et dans les espaces ruraux, car l’accès à des soins de qualité est un droit pour tous et il doit le rester !
Cette politique de santé et de solidarité, nous l’avons mené par choix politique parce que le bien-être des habitants, de tous les habitants de notre région, cela nous regarde !
Nous sommes fortement intervenus en matière de santé au travail, pour accompagner les victimes de maladies professionnelles et faire reconnaître leurs droits. Avec les partenaires sociaux, nous devons éradiquer les maladies professionnelles. On ne doit plus perdre sa vie en tentant de la gagner. Nous avons développé des actions de prévention en direction des jeunes sur tous les territoires de la région, même les plus retirés.
Mais demain, avec la réforme des collectivités territoriales, nous ne pourrons plus le faire ! Alors qui le fera ? L’Etat, certainement pas et vous le savez ! Alors quoi ? Ce sera la fin de ces actions, les associations mettrons la clef sous la porte, les salariés se retrouveront au chômage. C’est inacceptable, d’autant plus que cela concerne la santé, mais aussi la culture, le sport, le handicap ou encore la lutte contre la précarité.
Parlons en de ce qu’à fait la Région en matière de Handicap, car nous pouvons en être fier ! Grâce notamment à l’action de la Région, nous sommes passés de la 20ème à la 15ème position en matière de places d’hébergement. Certes un effort considérable reste à faire, mais vous imaginez, ces cinq places gagnées, arrachées, ce que cela représente pour les personnes handicapées, pour leurs familles qui trouvent enfin une solution.
La région a été la première collectivité d’Europe à ratifier la charte de Madrid qui considère qu’il n’existe pas de personnes handicapées ou valides mais des êtres humains qui ont des besoins et que la société doit s’adapter à tous les êtres humains.
Nous voulons construire une société où il fait bon vivre ensemble ! C’est ça le lien social, c’est ça le lien humain, c’est ça la solidarité !
Ce combat, pour une société du mieux vivre ensemble, cela passe évidemment, aussi, par l’accès à un logement décent et à un prix abordable.
Le logement, c’est tout à la fois l’objet des spéculations les plus débridées et la clé de voute de la dignité humaine et de l’activité économique. On n’a encore rien trouvé de mieux pour construire des habitations que l’activité humaine. Proposer des logements moins chers, c’est favoriser la consommation. Mais le combat que nous avons également à mener concerne l’accès au logement, à un logement décent.
Il n’est pas normal, mes chers amis, que les habitants de la côte varoise, chassés par la spéculation, soient obligés d’émigrer à des dizaines de kilomètres de chez eux.
Il est inadmissible qu’une majorité de communes refusent d’appliquer la loi « Solidarité et renouvellement Urbain » dans l’indifférence la plus totale.
C’est pour lutter contre cette spéculation que nous avons créé l’Etablissement Public Foncier Régional. Mais nous devons aller plus loin. Le logement social, c’est le logement pour tous, c’est le logement auquel 70% de la population devrait avoir droit. Parce que c’est une loi, parce que c’est une nécessité économique et que nous voulons restaurer la dignité humaine, nous conditionnerons nos aides aux communes au respect de la loi SRU !
Il reste beaucoup à faire, mais ensemble, nous y arriverons !
Bien vivre ensemble, c’est aussi mener un travail acharné en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous devons nous soulever contre l’apartheid social qui exclut toujours les mêmes catégories de populations, qui les rend si vulnérables.
Le combat historique des femmes pour l’égalité est juste et noble. Et nous pensons qu’il ne doit pas être que celui des femmes mais celui de l’humanité toute entière. Nous le menons en soutenant le planning familial, les associations féministes, celles qui luttent contre toutes les formes de violences faites aux femmes.
Mais aussi en inscrivant l’égalité entre les femmes et les hommes au cœur de toutes nos politiques comme un droit imprescriptible. Droit égal à la formation, droit égal à l’accès à tous les métiers, à tous les savoirs, droit égal à l’accès à la culture, au sport, à l’emploi.
Nous ne nous contentons pas de célébrer le 8 mars, nous y travaillons toute l’année en promouvant toutes les initiatives qui vont dans le sens de l’égalité du genre humain.
Alors que le gouvernement nous promet une couche supplémentaire de régression sociale en remettant en cause la parité et donc la place de la femme en politique, nous, nous continuerons à nous battre ensemble, pour plus de justice, pour plus d’égalité.
Nous semons les graines de l’avenir, pour construire une société plus juste, plus fraternelle, qui permette à chacun de se réaliser au mieux et de donner sa chance à tous.
C’est cela l’alliance de l’olivier. Il a déjà un tronc vigoureux qui a poussé bien droit ces dernières années, et ses branches résistent bien aux attaques du vent mauvais de la droite.
La répétition des sondages favorables est plutôt encourageante comme l’est votre présence si dynamique ce soir. La dernière étape de la campagne électorale commence. Jetons toutes nos forces dans la bataille. Dès le 1er tour, les électeurs ont la possibilité de rassembler la gauche, les démocrates et les progressistes.
Alors, encore un effort, ne nous relâchons pas, poussons encore la mêlée pendant ces derniers jours pour que le bilan, le projet, les équipes rassemblées autour de Michel Vauzelle réalisent un score historique.
Le 14 mars, en votant et en faisant voter un maximum de citoyens et de citoyennes pour Michel Vauzelle et l’alliance de l’olivier, vous renforcerez les racines et vous jetterez les bases de la reconquête du Var.
Seul le discours prononcé fait foi
Intervention de Robert ALFONSI
Mesdames, Messieurs, Chers Amis,
Votre présence massive, chaleureuse, ne trompe pas, notre campagne dans ce département a trouvé un écho, répondu à une attente, touché le peuple.
Tout simplement parce que le dialogue à mille voix que nous avons engagé, les thèmes qui sont les nôtres, font écho à la situation de nos concitoyens.
J’ai souvent l’occasion de le dire, même si le constat est rude et n’a pas l’air de plaire à ceux qui sont en charge des destinées de ce territoire depuis plus d’une génération.
Sous les phrases redondantes soulignant la beauté des sites, derrière la compassion de façade, la fausse bonhommie, s’abrite une politique qui ne règle pas les problèmes, pire qui ne les affronte pas et même les nie.
Une politique dure aux gens modestes.
Dans ce Var, terre touristique par excellence, vantée par les catalogues :
139 000 personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, près de 40 000 pour la seule ville de Toulon.
20 000 Varois logent en permanence dans des mobil-homes.
80% d’entre eux sont éligibles au logement social, mais dans ce département dominé par la Droite, il y a seulement 9% de logements sociaux pour faire face, la moyenne nationale se situant à 17% et la loi, je le rappelle exige 20%) à une demande toujours plus importante.
Deux villes seulement sur toutes celles concernées, La Seyne et La Garde, respectent la loi : Il y a à Toulon moins de logements sociaux aujourd’hui qu’en 2001 au moment de l’élection d’Hubert FALCO.
Mais la politique de la Droite Varoise, qui prétend faire à la Région, ce qu’elle fait ici, n’est pas plus exemplaire dans d’autres domaines.
- Pour la petite enfance, nous avons le plus faible taux d’accueil en maternelle de tout le pays.
- Dans le non respect de la législation sur la gestion des déchets (toujours pas de plan départemental) et toujours les scandales du Balençon et de
Bagnols-en-Forêt.
- Dans le refus d’appliquer la loi Besson, sur les aires d’accueil pour les gens du voyage ( 3 aires seulement pour tout le territoire).
- Dans la faiblesse de l’offre universitaire.
Ainsi l’université de Toulon Sud et du Var se situe avec ses 10.000 étudiants, au dernier rang national, si on fait le ratio population – étudiants.
Et 40 ans après la création du campus de La Garde, près des 2/3 de nos jeunes souhaitant poursuivre des études supérieures le font à l’extérieur du département.
- Dans la politique des transports, si la droite locale, se montre critique à l’encontre des TER, elle est moins loquace en ce qui concerne le tram de Toulon. Car la Préfecture du Var, ville pilote depuis 1976, pour se doter d’un tramway, l’attend toujours !
La droite varoise, se distingue par son immobilisme, son manque chronique d’audace et d’imagination.
A chaque instant, nous constatons les effets de cette politique qui refuse au citoyen son droit à intervenir dans les affaires de la cité.
Si l’aménagement harmonieux du territoire, n’est pas la qualité essentielle des politiques publiques mises en œuvre, la recherche de la participation des citoyens brille par son absence.
- Combien de rencontres associatives ?
- De forums participatifs ?
- D’élaboration collective des projets ou des schémas territoriaux ?
Aucun, jamais, tant cette démarche est étrangère à la culture dominante de la droite.
La droite varoise cultive des clientèles, mais tient le citoyen à distance. C’est sa politique constante.
Dans cette campagne, les leaders de l’UMP se sont vus imposés par Sarkozy, Thierry Mariani qui s’est illustré il y a 10 ans par une campagne tapageuse et grotesque contre le PACS. Allié de Christine Boutin, il considérait que le PACS :
« Serait la voiture balai des régularisations massives de sans papiers. »
« Qu’il ne devait pas profiter aux étrangers. »
« Qu’il était dangereux pour la société. »
Dix ans après, ces propos se révèlent être un tissus d’âneries, un florilège de lieux communs, même pas dignes du café de commerce, et sûrement indignes d’un député de la République.
Il serait intéressant de mettre Mariani aujourd’hui, face à ses déclarations d’il y a dix ans, alors que le PACS est rentré dans les mœurs, et concerne des centaines de milliers de nos compatriotes.
Si on osait pratiquer l’humour Estrosiste, spécialité de salade niçoise mal digérée, on traiterait Mariani de PACS la Menace.
J’ai évoqué au début de mon propos, certaines et lourdes carences de notre département, celles concernant le logement et les transports collectifs entre autre.
Mais ces retards récurrents pèsent sur la situation économique, qui souffre depuis tant d’années d’un schéma directeur, d’une vision d’ensemble.
- Un port de commerce à Brégaillon à l’arrêt depuis 1 an,
- Un pôle de compétitivité Mer, vrai atout pour le développement, mais à la localisation hasardeuse dans les vignes d’Ollioules.
Bien sûr, nous avons la mer, le soleil, une situation géographique avantageuse et enviée, mais ces atouts sont trop souvent le prétexte à l’immobilisme et au conservatisme.
Ces comportements découragent les meilleures volontés, contribuent à l’exode de la jeunesse et des élites.
Ainsi l’agglomération de TPM est la seule de toute notre région où la part des jeunes actifs dans la population continue de baisser.
Nul misérabilisme ou volonté de nuire dans ce rappel moins conforme aux canons de la propagande de la Droite, mais un simple constat pour dire l’état des lieux et tout le travail qu’il faut faire.
Nous voulons à la Région avec Michel Vauzelle, poursuivre l’œuvre engagée :
- Pour aider à construire des logements, et convaincre ceux qui sont encore trop réticents à le faire,
- Pour développer l’Université,
- Pour réaliser le Tram et aider le Maire de Toulon à dépenser les 12 millions d’euros de la Région qui attendent son bon vouloir,
- Pour dynamiser l’activité économique,
- Pour attirer ici les cadres et professions intellectuelles dont on vient d’apprendre par une récente enquête de l’INSEE, que nous sommes l’agglomération de France la moins attractive pour ces couches de la population.
Ces projets, nous les conduirons par une pratique constante de la démocratie participative, en donnant la parole, en suscitant le débat et la controverse si nécessaire.
Nous serions heureux que la méthode de notre majorité d’associer les citoyens fasse école, et devienne la règle.
Mes chers amis, le rôle des élus locaux dans une période aussi particulière que celle que nous vivons, est à la fois modeste et passionnant, car il touche à la vie quotidienne de nos concitoyens et vise à la satisfaction de leurs besoins.
Il ne prétend pas à transformer le monde, mais peut le rendre meilleur dans la proximité, ce qui n’est déjà pas si mal.
Dans notre programme, vous pouvez le constater, les propositions abondent, touchant :
Au transport,
Au logement,
A la formation,
A la vie associative…
Ainsi :
Le contrat d’autonomie pour les jeunes,
L’université régionale des métiers,
Le plan régional pour la construction de logements,
Les maisons régionales de santé,
La prime carbone régionale,
Le fond régional d’investissement solidaire,
Le cartable numérique pour chaque lycéen,
L’abonnement à un euro pour le trajet domicile-travail,
Et bien d’autres choses encore, qui outre leur rôle d’amortisseur de crise, feront rentrer de plein pied notre Région dans ce 21ème siècle qui angoisse autant qu’il enthousiasme tant l’avenir n’est pas écrit.
Pendant ces six ans avec Michel Vauzelle, nous avons voulu répondre aux problèmes d’un territoire riche de ses 5 millions d’habitants,
à ses déséquilibres,
à ses inégalités.
Nous avons voulu faire fructifier ses nombreuses potentialités, et tout d’abord, l’énergie créative de sa jeunesse qui ne demande qu’à s’épanouir.
Avons-nous tout réglé, tout résolu ?
Nous serions bien immodestes de le prétendre.
Nous avons sous l’autorité d’un Président humaniste et déterminé, tenté d’améliorer le sort de nos concitoyens.
Nous sommes bien décidés à poursuivre cette mission, dans notre région bien sûr, mais en ce qui nous concerne dans notre département du Var, terre de contraste, chaleureuse, riche de ses traditions, réticente face aux excès d’une certaine modernité, mais dont les multiples apports de population l’ont rendu sensible aux soubresauts du Monde.
Mes chers amis, c’est un beau combat que celui que nous menons en équipe, de Vinon à Carcès, de La Garde à Brignoles, jusqu’à cette belle soirée Toulonnaise qui nous réunit si nombreux et nous renforce dans nos convictions, dans notre volonté aussi de maintenir vivace le lien de confiance qui nous unit à la population.
J’ai confiance dans notre force, dans la combativité qui nous anime, dans la sérénité qui est la nôtre.
Laissons Mariani à ses insultes, à son inconstance, à sa méconnaissance abyssale des dossiers régionaux.
Sitôt la campagne finie, Mariani retournera à Valréas, pas à la Mairie, les habitants de cette commune l’en ont chassé en 2008, car avec ce personnage, l’essayer c’est être sûr de ne pas l’adopter !
Seul le discours prononcé fait foi
mercredi 10 mars 2010
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