La victoire de notre candidat François Hollande le 6 mai dernier nous a tous rempli de joie et de fierté.
Je remercie François Hollande d’avoir, tout au long de cette campagne, su nous donner la confiance et l’énergie nécessaire pour l’accompagner jusqu’à la victoire.
Je félicite encore, très chaleureusement, les militants et sympathisants du Var, qui par leur engagement total, ont contribué à cette réussite. Aujourd’hui, nous connaissons la composition du gouvernement que va conduire Jean Marc Ayrault.
Je suis fière de nos camarades socialistes choisis pour défendre nos valeurs et mettre en œuvre la politique de justice et d’égalité que les français attendent pour notre pays.
Je propose de nous retrouver, militants et sympathisants, et de lever le verre de la victoire.
La victoire de François Hollande est aussi la nôtre. Je voulais que nous la fêtions ensemble.
Je sais pouvoir compter sur vous tous pour que les 10 et 17 juin, le changement arrive aussi dans notre département pour donner à notre Président de la République une large majorité au parlement.
La Fédération du Var du Parti Socialiste félicite le nouveau gouvernement nommé par Jean-Marc Ayrault, Premier Ministre.
Elle se félicite du respect de la parité, engagement fondamental de François Hollande pour rénover la République. À travers ce gouvernement fort et compétent souffle un vent de démocratie et d’espoir.
Elle salue par ailleurs la nomination de Marie-Arlette Carlotti, Conseillère Régionale, et Conseillère Générale au poste de Secrétaire d’ État en charge de ministre déléguée chargée des personnes handicapées.
C’est une reconnaissance pour les militants de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui se sont massivement mobilisés pour porter François Hollande à la Victoire.
Forte de cette nouvelle étape dans la conduite du changement, la Fédération du Var du Parti Socialiste poursuit son travail aux côtés des candidats aux élections législatives pour donner à François Hollande une majorité présidentielle.
Le président de la République, François Hollande, a nommé, mercredi 16 mai 2012, les membres du nouveau Gouvernement sur la proposition du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.
La composition du Gouvernement a été annoncée par Pierre-René Lemas, Secrétaire général de la présidence de la République.
Sont nommés :
Jean-Marc Ayrault
Premier ministre
Laurent Fabius
Ministre des affaires étrangères
Vincent Peillon
Ministre de l’éducation nationale
Christiane Taubira
Ministre de la Justice
Pierre Moscovici
Ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur
Marisol Touraine
Ministre des affaires sociales et de la santé
Cécile Duflot
Ministre à l’égalité des territoires et au logement
Manuel Valls
Ministre de l’Intérieur
Nicole Bricq
Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie
Arnaud Montebourg
Ministre du redressement productif
Michel Sapin
Ministre du travail, de l’emploi et du dialogue social
Jean-Yves Le Drian
Ministre de la défense
Aurélie Filippetti
Ministre de la culture et de la communication
Geneviève Fioraso
Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche
Najat Vallaud-Belkacem
Ministre des droits des femmes - Porte Parole
Stéphane Le Foll
Ministre de l’agriculture et de l’agroalimentaire
Marylise Lebranchu
Ministre de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la fonction publique
Victorin Lurel
Ministre des outremers
Valérie Fourneyron
Ministre des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative
Jérôme Cahuzac
Ministre délégué au budget
George Pau-Langevin
Ministre déléguée à la réussite éducative
Alain Vidalies
Ministre aux relations avec le Parlement
Delphine Batho
Ministre déléguée auprès de la ministre de la justice
François Lamy
Ministre délégué à la ville
Bernard Cazeneuve
Ministre délégué aux affaires européennes
Michèle Delaunay
Ministre déléguée aux personnes âgées et à la dépendance
Sylvia Pinel
Ministre déléguée à l’artisanat, au commerce et au tourisme
Benoît Hamon
Ministre délégué à l’économie sociale et solidaire
Dominique Bertinotti
Ministre déléguée à la famille
Marie-Arlette Carlotti
Ministre déléguée en charge des personnes handicapées
Pascal Canfin
Ministre délégué au développement
Yamina Benguigui
Ministre déléguée aux Français de l’étranger et à la francophonie
Frédéric Cuvillier
Ministre délégué aux transports et à l’économie maritime
Fleur Pellerin
Ministre déléguée aux PME, à l’innovation et au numérique
En ce jour où je suis investi de la plus haute charge de l’État, j’adresse aux Français un message de confiance. Nous sommes un grand pays qui, dans son histoire, a toujours su affronter les épreuves et relever les défis qui se présentaient à lui. A chaque fois, il y est parvenu, en restant lui-même. Toujours dans l’élévation et l’ouverture. Jamais, dans l’abaissement et le repli. Tel est le mandat que j’ai reçu du peuple français le 6 mai : redresser la France dans la justice. Ouvrir une voie nouvelle en Europe. Contribuer à la paix du monde comme à la préservation de la planète. Je mesure le poids des contraintes auxquelles nous faisons face : une dette massive, une croissance faible, un chômage élevé, une compétitivité dégradée et une Europe qui peine à sortir de la crise. Mais je l’affirme ici : il n’y a pas de fatalité, dés lors qu’une volonté commune nous anime, qu’une direction claire est fixée et que nous mobilisons pleinement nos forces et nos atouts. Ils sont considérables : la productivité de notre main-d’œuvre, l’excellence de nos chercheurs, le dynamisme de nos entrepreneurs, le travail de nos agriculteurs, la qualité de nos services publics, le rayonnement de notre culture et de notre langue sans oublier la vitalité de notre démographie et l’impatience de notre jeunesse.
La première condition de la confiance retrouvée, c’est l’unité de la Nation. Nos différences ne doivent pas devenir des divisions. Nos diversités des discordes. Le pays a besoin d’apaisement, de réconciliation, de rassemblement. C’est le rôle du président de la République d’y contribuer. Faire vivre ensemble tous les Français sans distinction, autour des mêmes valeurs, celles de la République. Tel est mon impérieux devoir. Quel que soit notre âge, quelles que soient nos convictions, où que nous vivions —dans l’Hexagone ou dans les Outre mers— dans nos villes comme dans nos quartiers et nos territoires ruraux, nous sommes la France. Une France non pas dressée contre une autre, mais une France réunie dans une même communauté de destin. Et je réaffirmerai en toutes circonstances nos principes intangibles de laïcité, comme je lutterai contre le racisme, l’antisémitisme et toutes les discriminations. La confiance, c’est aussi l’exemplarité.
Président de la République, j’assumerai pleinement les responsabilités exceptionnelles de cette haute mission. Je fixerai les priorités mais je ne déciderai pas de tout ni à la place de tous. Conformément à la Constitution, le gouvernement déterminera et conduira la politique de la Nation. Le Parlement sera respecté dans ses droits. La justice disposera de toutes les garanties de son indépendance. Le pouvoir d’État sera exercé avec dignité mais simplicité. Avec une grande ambition pour le pays. Et une scrupuleuse sobriété dans les comportements. L’État sera impartial parce qu’il est la propriété de tous les Français et qu’il n’appartient donc pas à ceux qui en ont reçu la charge. Les règles de nomination des responsables publics seront encadrées. Et la loyauté, la compétence, et le sens de l’intérêt général seront les seuls critères pour déterminer mes choix pour les plus hauts serviteurs de l’État. La France a la chance de disposer d’une fonction publique de qualité. Je veux lui dire ma reconnaissance et l’attente que je place en elle et en chacun de ses agents. La confiance, elle est dans la démocratie elle-même. Je crois en la démocratie locale et j’entends la revivifier par un nouvel acte de décentralisation susceptible de donner de nouvelles libertés pour le développement de nos territoires. Je crois en la démocratie sociale, et de nouveaux espaces de négociation seront ouverts aux partenaires sociaux, que je respecterai, aussi bien les représentants des salariés que les organisations professionnelles. Je crois en la démocratie citoyenne, celle des associations et des engagements civiques qui seront soutenus pour les millions de bénévoles qui s’y dévouent.
La confiance, elle repose sur la justice dans les choix. La justice dans la conception même de la création de richesse. Il est temps de remettre la production avant la spéculation, l’investissement d’avenir avant la satisfaction du présent, l’emploi durable avant le profit immédiat. Il est temps d’engager la transition énergétique et écologique. Il est temps d’ouvrir une nouvelle frontière pour le développement technologique et pour l’innovation. Mais la justice elle aussi dans la répartition de l’effort indispensable. Il ne peut pas y avoir des sacrifices pour les uns, toujours plus nombreux, et des privilèges pour les autres, sans cesse moins nombreux. Ce sera le sens des réformes que le gouvernement conduira avec le souci de récompenser le mérite, le travail, l’initiative, et de décourager la rente et les rémunérations exorbitantes. La justice, ce sera le critère sur lequel chaque décision publique sera prise. Enfin la confiance, c’est à la jeunesse que la République doit l’accorder. Je lui rendrai la place qui doit être la sienne, la première. C’est le fondement de mon engagement pour l’école de la République car sa mission est vitale pour la cohésion de notre pays, la réussite de notre économie, C’est la volonté qui m’anime pour rénover la formation professionnelle, l’accompagnement des jeunes vers l’emploi et lutter contre la précarité. C’est aussi la belle idée du service civique que j’entends relancer. Mesdames et Messieurs,
En ce jour, bien des peuples, et d’abord en Europe, nous attendent et nous regardent. Pour surmonter la crise qui la frappe, l’Europe a besoin de projets. Elle a besoin de solidarité. Elle a besoin de croissance. A nos partenaires, je proposerai un nouveau pacte qui allie la nécessaire réduction des dettes publiques avec l’indispensable stimulation de l’économie. Et je leur dirai la nécessité pour notre continent de protéger, dans un monde si instable, non seulement ses valeurs mais ses intérêts, au nom du principe de réciprocité dans les échanges. La France est une nation engagée dans le monde. Par son histoire, par sa culture, par ses valeurs d’humanisme, d’universalité, de liberté, elle y occupe une place singulière.
La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen a fait le tour du monde. Nous devons en être les dépositaires et nous situer aux cotés de toutes les forces démocratiques du monde qui se recommandent de ses principes. La France respectera tous les peuples ; elle sera, partout, fidèle à sa vocation qui est de défendre la liberté des peuples, l’honneur des opprimés, la dignité des femmes. En cet instant où je suis chargé de présider aux destinées de notre pays et de le représenter dans le monde, je salue mes prédécesseurs, tous ceux qui avant moi ont eu la responsabilité de conduire la République, Charles de Gaulle qui mit son prestige au service de la grandeur et de la souveraineté de la France, Georges Pompidou qui fit de l’impératif industriel un enjeu national, Valéry Giscard d’ Estaing qui relança la modernisation de la société, François Mitterrand qui fit tant avancer les libertés et le progrès social, Jacques Chirac qui marqua son attachement aux valeurs de la République ; Nicolas Sarkozy à qui j’adresse mes vœux pour la nouvelle vie qui s’ouvre devant lui.
La première chose que je retiendrais de ce second tour de l’élection présidentielle, c’est bien évidemment la victoire de François Hollande. C’est la victoire d’un homme pétri d’humanisme et de conviction, désireux de renouer avec les valeurs de la République.
C’est aussi celle de son projet réaliste et audacieux, qu’il a défendu avec constance et ténacité au cours d’une très longue campagne. La deuxième chose que je retiendrais de ce second tour, c’est que cette victoire est historique parce qu’elle ramène la gauche à l’Elysée d’où elle était absente depuis 17 ans. La troisième, c’est que les électeurs se sont massivement déplacés pour voter et élire le septième Président de la Vème République, puisque le taux d’abstention est inférieur à 20%.
La victoire de François Hollande est nette et sans appel. Elle ne peut être relativisée comme s’efforcent de le faire certains représentants de l’UMP en mal de succès. La quatrième chose que je retiendrais, c’est qu’au cours de ce second tour du scrutin, 2.147.173 électeurs ont voté blanc ou nul, alors qu’ils n’étaient qu’environ 700. 000 à le faire au premier tour. Cela démontre plus qu’une perplexité, un rejet face à l’offre politique du second tour.
François Hollande est parfaitement conscient de cela, tout comme il l’est des responsabilités qu’il a à assumer ainsi que de la grandeur mais aussi de la lourdeur de la tâche qui l’attend.
Au cours de son premier discours, à Tulle, il a ainsi déclaré : "trop de fractures, trop de blessures, trop de ruptures, trop de coupures ont pu séparer nos concitoyens, c’en est fini. »
Il a poursuivi : "Et quand au terme de mon mandat je regarderai à mon tour ce que j’aurai fait pour mon pays, je ne me poserai que ces seules questions : Est-ce que j’ai fait avancer la cause de l’égalité ? Et est-ce que j’ai permis à la nouvelle génération de prendre toute sa place au sein de la République ? »
Pour que le changement soit à la hauteur de la France, il convient de donner à notre nouveau Président la majorité dont il a besoin à l’Assemblée nationale pour le mettre en œuvre. C’est pour contribuer à cette cohérence au sommet de l’État que mon équipe et moi sommes pleinement investies et mobilisées.
mercredi 23 mai 2012
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